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Vin Bio

Les différences entre les vins écologiques

Le vin est classiquement une boisson alcoolisée obtenue par la fermentation du raisin, fruit exclusivement essentiel à son élaboration. Cependant, plusieurs pratiques exotériques interviennent non seulement dans l’élaboration du bon vin, mais également dans le processus de maturation des raisins. Il est donc tout naturel que les vignerons fassent appel aux produits chimiques.

Toutefois, l’avènement des mouvements écologiques à travers leurs différents lobbies a réussi à s’incruster dans un secteur jusque-là sous influence d’intrants chimiques. Les vins écologiques ont donc vu le jour. Cet article s’évertuera à vous exposer la généralité sur cette nouvelle catégorie de vin, mais aussi les avantages qu’elle revêt.

Généralité sur les vins biologiques, biodynamiques et naturels

De plus en plus en vogue, les vins écologiques attisent les passions et la confusion. D’une certaine récurrence quant à leurs adoptions, d’aucuns seraient amenés et en toute ignorance à confondre ces trois catégories de vins. Bien qu’ils soient d’un profond respect pour la nature, ils se démarquent en un certain nombre de points.

Le vin biologique

Cette terminologie est souvent utilisée pour désigner la culture et la production de vin qui se fait sans produits chimiques. En effet, depuis 2012, cette nouvelle catégorie a fait l’objet d’une réglementation européenne. La réglementation fait qu’elle est élaborée selon des règles précises.

Cependant, retenez qu’autrefois, les règles en la matière ne concernaient que la culture d’une certaine variété de raisin. À ce stade, seuls les pesticides et herbicides d’origine naturelle sont admis. Ainsi, le sel de potassium, hydroxyde de calcium, le soufre naturel sont autorisés. Sont également admises certaines méthodes de lutte biologique à savoir : lâcher des insectes favorisant la protection du vignoble, le compost en lieu et place des engrais chimiques, etc.

D’autre part, il est à mentionner que cette réglementation prend désormais en compte la vinification. Désormais, plus d’une quarantaine d’intrants peuvent être utilisés dans le processus d’élaboration du vin. On peut donc utiliser de la levure, l’ovalbumine, de la colle de poisson, etc. De même, l’acidification et la désacidification sont autorisées. Par contre, le traitement thermique et la filtration sont autorisés, mais sous certaines conditions.

Le taux de sulfite varie également selon le type de vin en présence. Aussi, pas plus de 150mg/l pour les vins rouges ; 150mg/l pour les vins blancs et enfin pas plus de 200mg/l pour les vins rosés.
L’aspect étiquetage est également réglementé. Mention obligatoire du label européen bio auquel le viticulteur peut ajouter le label de son choix. La mention « en convention vers l’agriculture bio » renseigne que le domaine est en phase transitoire.

Le vin biodynamique

Instaurée par le philosophe Rudolf Steiner, la technique biodynamique pousse encore plus loin la méthode biologique. Pilotés par deux labels, les adeptes de ce processus essaient d’optimiser la richesse du sol afin qu’il y ait une meilleure interaction entre la terre et la plante. Pour ce faire, ils utilisent des techniques de préparation à base de plantes qu’ils macèrent puis infusent afin d’aider la vigne à se renforcer et à mieux se développer.

Concernant la production du vin, retenez que l’usage de toutes formes d’enzymes, de levures et de tanins est interdit. De même, certains agents en relation avec le collage sont également prohibés. Il s’agit de blanc d’œuf, de protéines de pois ou de blé. Dans le même sciage, retenez que si la filtration est autorisée, la pasteurisation quant à elle est prohibée. Les vendanges sont de grés manuels.

Ici, le seuil de sulfites autorisé est légèrement inférieur à la limite admise dans les vins biologiques. Aussi, cette limite diffère également selon le label en cause. Pour le label Demeter, le sulfite ne doit pas excéder 90mg/l pour les vins blancs ; 70mg/l pour les vins rouges et rosés. Par contre, le label Biodyvin exige un taux de sulfite de 105mg/l pour les vins blancs et rosés et 80mg/l pour les vins rouges.

Les règles relatives à l’étiquetage sont également différentes. Hormis le label européen, la mention du logo d’un des labels doit également être faite sur les bouteilles. Cependant, si l’appellation « biodynamique » peut être annexée à ces mentions, elle ne peut être employée de façon excessive.

Les vins naturels

Soumis à aucune réglementation, le vin naturel est une combinaison des deux méthodes suscitées, mais en mieux. Cependant, il existe deux associations qui gouvernent les producteurs de cette catégorie de vins. Nous pouvons citer, l’Association de Vins Naturels (AVN) et l’Association de Vins Sans Aucuns Intrants ni Sulfites ajoutés (S.A.I.N.S).

En ce qui concerne la culture du raisin, il est clairement spécifié par l’AVN qu’elle doit se faire selon la méthode biologique ou biodynamique. Par contre, le label S.A.I.N.S n’agrée que la biodynamique. Néanmoins, tous deux prohibent l’usage de produits de synthèse. Là également, les vendanges sont faites à la main.

La vinification se fait ici sans aucun intrant. Toutes les cuvées doivent être impérativement en vin naturel.

La réglementation liée au taux de sulfites est également fixée selon les différents labels. Les Vins rouges Demester(biodynamique) en présentent 70mg/l et le sulfite des vins rouges de l’AVN est fixé à 30mg/l.

L’absence de réglementation fait qu’il est absolument interdit de faire la mention « vin naturel » sur les étiquettes. Les producteurs peuvent quand même faire foi de leurs appartenances à l’une des deux firmes.

Avantages des vins écologiques

De par leurs essences, les vins écologiques sont respectueux de mère Nature. Ils parviennent à démontrer que la culture de vin et bien d’autres cultures peuvent se passer des produits chimiques. Enrichir le sol à travers des techniques essentiellement naturelles permet non seulement son exploitation sur une longue durée, mais évite toute contamination du sol et de la nappe phréatique.

Ils n’impactent pas négativement sur la santé, mais sont à consommer avec modération. Le sulfite contenu dans les vins écologiques est d’une réglementation stricte. En effet, les taux représentent entre 33% et 40% de moins que pour le taux fixé pour les vins classiques.

Il faut également mentionner que l’OMS tolère un taux de sulfite inférieur à 0,7mg/l de poids corporel. Pour illustration, pour deux verres de vins rouges bio, une personne de 60kg ingère 42mg de sulfite. Ce qui est juste en dessous de la limite journalière.

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